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CD Vivaldi : Concertos parisiens

Paru en 2017, ce premier album a été salué unanimement par la critique internationale et a notamment obtenu un CHOC du magazine Classica.

Un certain mystère entoure un manuscrit conservé jadis à la bibliothèque du conservatoire de Paris, aujourd'hui transféré à la BnF, et simplement intitulé « Concerti ». Contenant douze concertos pour cordes en parties séparées, copiés de la main de Giovanni Battista Vivaldi, père d'Antonio, ce recueil ne laisse transparaître aucune information sur son origine. Ces œuvres sont depuis longtemps identifiées comme des compositions d'Antonio Vivaldi, mais comment le violoniste vénitien, qui n'a jamais séjourné en France, a-t-il pu y laisser un recueil aussi important ?

Tout porte à croire que ce manuscrit serait conservé en France depuis le XVIIIe siècle : il s'agirait sans doute d'une commande d'un aristocrate français, peut-être Jacques-Vincent Languet, comte de Cergy (1667–1734), qui fut ambassadeur de France à Venise de décembre 1723 à octobre 1731, ou l'un de ses invités prestigieux de passage à Venise. Malheureusement, aucune dédicace ne laisse apparaître le nom d'un quelconque commanditaire et il ne semble pas possible d'établir, ni une date précise de composition, ni l'histoire du manuscrit et de ses propriétaires successifs, mais il s'agit très probablement d'un recueil acheté directement auprès du compositeur par un amateur français séjournant à la « Sérénissime ». En effet, Venise jouait déjà à cette époque un rôle touristique important et ses illustres visiteurs y achetaient souvent des souvenirs artistiques : une toile, un livret de théâtre, ou une partition de musique.

Ces douze concertos constituent en fait une compilation de dix œuvres précédemment composées par Vivaldi et dont les manuscrits autographes sont aujourd'hui conservés à Turin (certaines étant légèrement raccourcies dans leur version « parisienne »), auxquelles le compositeur ajouta deux nouveaux concertos, RV 114 et 133, très probablement composés expressément à l'intention de leur destinataire français - ce qui est confirmé par la présence d'éléments stylistiques typiquement français (essentiellement des rythmes pointés). Ces particularités musicales et la localisation du recueil en France valent à ces œuvres le surnom de « Concertos de Paris ».

Œuvres originales et dont certaines sont encore méconnues, ces concertos très courts (environ 5 minutes chacun) sont de véritables miniatures qui cataloguent les nombreuses techniques d'écriture ayant fait le succès du musicien vénitien.

« La qualité de leur construction est inégalée dans la musique de Vivaldi et montre leur compositeur au sommet de songénie inventif. » (Michael Talbot, 1999).

Concertos pour orchestre à cordes sans soliste, ces douze Concertos parisiens ont été enregistrés par Il delirio fantastico presque en même temps que les Concerti da camera du même compositeur, dont ils constituent le pendant orchestral. 

Pour son premier enregistrement en effectif orchestral, Il delirio fantastico a donc souhaité exhumer ces œuvres rarement entendues, présentées dans l'ordre suivant :
- Concerto parisien n°5 en ut majeur RV 114
- Concerto parisien n°6 en sol mineur RV 154
- Concerto parisien n°7 en la majeur RV 160
- Concerto parisien n°3 en ut mineur RV 119
- Concerto parisien n°10 en ré majeur RV 121
- Concerto parisien n°1 en sol mineur RV 157
- Concerto parisien n°4 en fa majeur RV 136
- Concerto parisien n°8 en ré mineur RV 127
- Concerto parisien n°11 en sol majeur RV 150
- Concerto parisien n°12 en la majeur RV 159
- Concerto parisien n°2 en mi mineur RV 133
- Concerto parisien n°9 en si bémol majeur RV 164

Musiciens :
Reynier Guerrero, Sayaka Shinoda, Ramses Puente Matos, violons 1
Amandine Bernhardt, Lina Manrique, Jorlen Vega, violons 2
Aurélie Métivier, Samuel Hengebaert, altos
Gulrim Choï, Cyril Poulet, violoncelles
Yuval Atlas, contrebasse Ulrik Gaston Larsen, guitare et théorbe
Adrien Pièce, clavecin
Vincent Bernhardt, clavecin, orgue et direction

Solistes dans les concertos RV 119, 133, 136, 150 :
Reynier Guerrero, Sayaka Shinoda, Amandine Bernhardt, violons
Aurélie Métivier, alto
Gulrim Choï, violoncelle
Yuval Atlas, contrebasse
Ulrik Gaston Larsen, théorbe et guitare
Vincent Bernhardt, clavecin, orgue et direction